#STREETART / Fondation EDF

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Quand la Fondation EDF montre du Street Art, elle met en lumière les dernières versions de ce mouvement : le light painting, le Water light Grafitti d’Antonin Fourneau et l’application Picturae développée par Patrick Suchet. Prenez en main LED, pinceau ou spray laser pour les tester. L’expo est interactive. Elle est aussi didactique : une série de mots clés est placardée sur les murs de l’escalier de la Fondation pour s’initier. Un sticker n’est pas un collage, les graffeurs (et non graffiteurs) peuvent opérer en crew (mais jamais en team), parfois en mode vandal.

Le commissaire Jérome Catz, auteur d’un livre de référence sur le sujet (paru chez Flammarion), ne présente pas seulement des graffeurs stars, voire institutionnalisés. Même si, au passage, on en prend plein la vue avec l’anamorphose Pegasus de Truly Design, un mur entamé au burin par Vhils, ou bien la présence inerte de performeurs statufiés par Mark Jenkins… Cette exposition met en perspective tout le mouvement. Les origines depuis les Graffitis photographiés par Brassaï, les premiers tags des writers sur des métros new-yorkais, l’éveil de l’intérêt des galeristes… jusqu’au derniers développements sur la toile d’internet. En intégrant un QR code dans ses « postes de radio » ou « caméras de surveillance » Sweza créé un lien direct de la rue au digital. Quand Ubisoft s’adjoint la collaboration de C215 pour le jeu Far Cry 4, il pousse encore le Street Art vers le territoire numérique. Les deux géants du genre, JR et Shepard Fairey, utilisent les nouvelles technologies pour amplifier leurs messages.

Internet permet aussi de conserver et partager une multitude de traces éphémères vouées à l’érosion urbaine, particulièrement rapide. Voir les personnages enlisés de Isaac Cordal en sursis à Paris ou St-Pétersbourg, ou les miniatures de Slinkachu à peine perceptibles à l’oeil nu dans la ville. Une cartographie mondiale du Street Art a pu ainsi être dressée et un catalogue numérique est consultable en ligne.

Par écran interposé, on peut aussi visualiser toute l’ambiguïté de la relation marque / graffeur. Les publicités de LG et Chevrolet sollicitent ou récupèrent à bon compte l’image urbaine et fun de la street culture. Des personnalités comme Kidult se chargent de dénoncer cette pratique par une signature colorée appliquée à l’extincteur sur les vitrines parisiennes concernées. Colette déteste. Dior n’adore pas. Le WWF prend position contre la dégradation de l’environnement en prenant des flancs d’animaux comme supports de tags. Sauvagement efficace. Comme le Reverse Graffiti, une technique qui décape la saleté urbaine pour mieux imprimer un graff.

#STREETART  L’innovation au coeur du mouvement / Fondation EDF – Jusqu’au 1er Mars 2015

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