Un Soir à l’Orangerie – ma soirée de blogueuse au Musée

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C’est la saison du renouveau au Musée de l’Orangerie ! À commencer par le Café-Librairie entièrement repensé, traversé de lumière naturelle, orné des suspensions aériennes Vertigo de Constance Guisset. Pour la circonstance, les tables sont parsemées de corbeilles d’oranges et autres bulles.

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Jeudi soir, devant un parterre de blogueurs et de blogueuses, la directrice du Musée Laurence des Cars a déroulé la future programmation culturelle, au rythme de deux expositions annuelles. La prochaine s’intitulera « Qui a peur des femmes photographes ? ». Conçue en deux volets, elle va se déployer sur deux  sites : également au Musée d’Orsay, désormais jumelé. En 2016, une expo rendra hommage à la figure tutélaire d’Apollinaire… La fusion des arts sera favorisée par des concerts nocturnes donnés au milieu des Nymphéas, des artistes « passeurs » seront invités, comme Gérard Garouste ou Claire Tabouret, la Nuit Blanche sera placée sous le signe du quatuor… Sans oublier des ateliers pour tous les âges et la partie numérique avec un nouveau site web. Le parcours de notre visite privée a balisé l’ensemble des collections permanentes, les Nymphéas, l’exceptionnelle collection Walter-Guillaume, pour s’achever par l’exposition du moment, consacrée au sculpteur italien Adolfo Wildt, « le dernier des symbolistes ».

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Laurence des Cars nous a fait les honneurs des salles elliptiques où sont conservées les peintures monumentales des Nymphéas, léguées à la Libération par Monet. L’artiste a lui-même supervisé cet accrochage in-situ vers 1920. On peut parler de première « installation » au sens artistique et contemporain du terme. Les huit panneaux se fondent dans la continuité du cycle du temps, entre Matin et Soleil couchant. Ils forment une boucle ondoyante et frémissante dont le seul ancrage spatio-temporel consiste à respecter l’orientation Est-Ouest, selon les moments de réalisation des peintures. On s’immerge totalement dans cette oeuvre enveloppante qui provoque des impressions indélébiles, surtout dans ce contexte l’on peut embrasser l’espace d’un seul regard ! On se perd dans ce monde aquatique, dans les profondeurs des toiles. Ces visions panoramiques insaisissables, affranchies des règles de la perspective, sont une transposition de la nature patiemment cultivée et modelée par la main du Maître à Giverny. L’abstraction américaine des années 50 – 60 a trouvé une source d’inspiration dans ces paysages gestuels. Les Japonais viennent y contempler l’essence de la nature. Les Nymphéas n’ont pas fini de nous fasciner…

Merci au Musée de l’Orangerie pour cet accueil exceptionnel.

A noter, il est conseillé de prévoir du temps pour faire le tour de la très riche collection Walter-Guillaume exposée à l’étage du bas : des oeuvres majeures de Renoir, Derain, Cézanne, Picasso, Matisse, Modigliani, Laurencin, Soutine… L’espace dédié aux expositions temporaires est aussi très vaste…

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3 commentaires

  1. J’y étais aussi… On s’est encore loupées !

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    • iristouch · juin 30, 2015

      Oui, c’est dommage ! Mais tu viens peut-être à l’ApéroBlog demain ?

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  2. Maude | Un Petit Pois sur Dix · juillet 7, 2015

    Zut, je viens de voir ton message… Comme tu as pu remarquer, je ne suis pas venue :(

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