Eléphant Paname / EP, de l’air

Visite de l’Eléphant en pleine effervescence lors des Journées du Patrimoine.

L’Eléphant s’évapore dans la grâce d’un lieu décloisonnant la danse et les arts plastiques. Il fait état de sa mémoire pachydermique sur des murs dignes d’un décor de scène du Bolchoï. Il faut dire que l’hôtel particulier est une commande du Prince Soltykoff, ambassadeur de Russie en France au XIXème siècle. L’exposition actuelle court dans tout le bâtiment, depuis la salle à la coupole, jusqu’au foyer, en passant par la cage d’escalier… Chassé-croisé de photographies de danse, sculptures, installations et toiles de maîtres contemporains. Aki Kuroda  a glissé une silhouette éléphantesque dans sa toile Cosmojungle. Clin d’œil appuyé.

L’Eléphant Paname propose six studios de répétitions. Accès interdit au public lors de ces deux journées d’affluence sous peine de mort du parquet. On ne s’improvise pas petit rat. Mais pour favoriser les rapprochements entre danseurs et amateurs, un restaurant où l’on pourra se croiser ouvrira prochainement.

L’Eléphant est juché sur pointes. Il est conduit par Fanny Fiat, ballerine exilée du Palais Garnier tout proche. Ce projet en association avec son frère Laurent lui tenait à cœur. Belle pirouette !

 Eléphant Paname / Exposition « EP, de l’air… ou l’art en mouvement » / jusqu’au 4 novembre

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