Thiird, le troisième oeil

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Si, comme moi, vous êtes anti-selfie… Si la perspective d’une photo posée provoque instantanément une crispation involontaire jetée de manière déplaisante à la face de votre image… Alors, imaginez un troisième œil à la fois distant et complice qui vous accompagne lors d’un moment photographique privilégié. Un objectif sensible et attentif, mais qui sait se faire oublier. Un photographe qui minimise sa présence pour maximiser l’intensité des moments captés. C’est le principe d’un THIIRD.

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Tenté par l’expérience ? Suivez-moi, car aujourd’hui je suis l’invitée d’une start-up qui voit loin. THIIRD défend une vision du portrait à la limite du reportage, une vision fondée sur le naturel, faisant appel à la fraîcheur des émotions.

Mon THIIRD va se dérouler en solo, sur mon terrain de blogueuse favori, Paris. Mais il est possible d’organiser un THIIRD pour suivre un moment spécial en groupe, ou pour donner un caractère particulier à un moment de vie, en lui ajoutant un supplément d’âme et de sens. Rendez-vous pris par un bel après-midi printanier, place Vauban, à deux pas de la coupole des Invalides. Poignée de main chaleureuse. On élabore un itinéraire sur l’axe Avenue de Breteuil / Pont Alexandre III. Presque une balade-cliché pour touristes. J’attends donc ces photos au tournant…

Pendant la balade qui va suivre, pas de figure imposée mais beaucoup de spontanéité et une grande liberté d’action. On se laisse guider par l’instantané des découvertes. Le parcours est ponctué d’échanges. D’habitude, dans ce blog, c’est moi qui parle de ce que je vois, mais aujourd’hui, je laisse parler les images de ce troisième œil : je suis sous le charme. J’avoue qu’à réception de plus d’une centaine de photos, j’ai eu du mal à choisir parmi tous les instants lumineux capturés par un photographe qui m’a suivie comme une ombre !

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Tout Paris dans un flacon

 

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« Paris, je t’aime », cette déclaration d’amour par voie d’annonces presse était la signature du parfum Paris d’Yves Saint Laurent lors de son lancement en 1983. C’est aussi la relation que nombre de parfums entretiennent avec la Ville Lumière…

Suite de l’article : à lire sur le site de la Fragrance Foundation

Martin Parr – Paris / MEP

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Vu à travers le filtre de Martin Parr, Paris est une facette du Small Word, envahi par le tourisme de masse en quête de photos-souvenirs. Dans la ville lumière, le photographe anglais épingle le trop-plein touristique, le détail incongru ou l’icône de vulgarité… Il a parcouru Paris-Plage, le Musée du Louvre, mais aussi le Salon de l’agriculture, la FIAC ou la Goutte d’Or…

Image emblématique : La Joconde, floutée, est cernée par une multitude d’écrans Smartphone brandis à bout de bras. Dans un bateau-mouche ou devant Notre-Dame, le champ visuel est saturé par la foule. Les tours Eiffel miniatures s’accumulent dans une surenchère strassée à la manière du téléphone mobile d’une touriste japonaise. Sur les Berges, on s’essaye à la pratique du Taï-chi : gros plan sur des mains ultra-manucurées et baguées à la recherche d’authenticité…

L’oeil de Martin Parr saisit les touristes mais aussi les mœurs parisiennes. Au Salon de l’agriculture, le jouet kitch en forme de licorne rivalise avec l’animal attelé. On se bouscule pour nourrir un bovin d’une poignée de foin, en goûtant un simulacre de campagne à Paris. Lors de la Fashion Week, le photographe cadre une silhouette en total look noir juchée sur des escarpins Louboutin, prête à assister au défilé Chanel. Si le vestiaire est reconnaissable, on ne peut identifier la femme car son visage est hors-champs. Prédominance des marques sur l’individu dans l’esprit de sa précédente série Luxury.

À la FIAC, Martin Parr se coule parmi les collectionneurs et les amateurs. Sur une image, on reconnaît une portion de l’œuvre de Pilar Albarracin Asneria. Cet âne savant couve du regard une grande conversation entre deux femmes et un personnage chapeauté vu de dos, qui ressemble étrangement au critique d’art Fabrice B… L’humour anglais s’importe dans la capitale française.

Martin Parr – Paris /  Exposition de photographies à la Maison Européenne de la Photographie – Jusqu’au 25 Mai